L’AUTISME AVEC LE SYNDROME ASPERGER

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 A lire absolument: Asperger et fière de l’être. Voyage au cœur d’un autisme pas comme les autres, Alexandra Reynaud (Eyrolles)

Grâce à mes clients, j’apprends énormément. Recevoir Gabriel, un préadolescent précoce et diagnostiqué autiste avec le syndrome Asperger (SA), m’a conduit au magnifique témoignage d’Alexandra Reynaud. C’est avec fluidité et clarté que ce livre m’a permis de me glisser dans la peau de l’auteure, une jeune maman vivant avec exactement le même handicap que Gabriel, l’autisme SA associé à la douance.

Voir le monde à travers ses yeux, m’a permis de ressentir combien l’autisme SA était un handicap aussi invisible qu’envahissant.   J’ai pu également appréhender le vécu des personnes telles que Gabriel, leur intelligence, leur réserve, leur peur, leurs difficultés à déchiffrer les émotions sur le visage des autres et les tensions que cela engendre.

J’ai ensuite pu mesuré la complexité du spectre de l’autisme et la difficulté d’obtenir un diagnostique fiable, véritable parcours du combattant.

Tout au long du livre, Alexandra s’attarde aussi bien sur les aspects positifs et la richesse qu’offre les « aspires » que sur leurs difficultés. Difficultés, d’ailleurs, bien souvent engendrées par la méconnaissance de ce trouble et l’attachement à ce qui est considéré «normal ». Elle écrit: « On ne souffre pas à proprement parler d’être Asperger. Ça ne fait pas mal … Mais on peut intensément souffrir de l’ignorance, de l’intolérance, du regard condescendant et des remarques des autres ».

J’ai aimé aussi qu’Alexandra mette à mal des aprioris tels que de croire que les « Aspies » ne soient pas capable d’empathie, d’amour et d’humour.

Enfin, ce livre est un véritable message d’espoir.  Espoir qu’une personne autiste SA puisse trouver sa place et construire une vie épanouie. Espoir de voir la société s’orienter vers plus d’ouverte, d’adaptabilité et de créativité.  Une société qui saurait tirer parti de la richesse des « aspies ».  Après tout, le syndrome d’Asperger ne serait-il pas un état d’être différent?

Aujourd’hui Gabriel (11 ans, 5 ème) est venu pour sa séance, aussi souriant et plein d’entrain que d’habitude sans oublier son humour bien particulier. Je suis très heureuse que nous ayons établi une relation de confiance. Il me montre avec fierté ses nouvelles baskets et je le félicite pour sa coupe de cheveux. Qui pourrait croire, en le voyant, que la rentrée eut été si stressante qu’il en eut une infection urinaire!

Je lui demande si il est content de venir faire sa séance de neurofeedback NeurOptimal®. Il répond par l’affirmatif. Je lui demande s’il ressent des bienfaits. Il confirme que les séances le reposent et qu’il se sent plus calme. Seuls certains tocs (de légers bruits de gorge), qu’il n’a pas toujours, sont les stigmates de tensions intérieurs que le neurofeedback semble néanmoins apaiser. Gabriel se sent définitivement soutenu par son entrainement et par tout ce que ses parents ont mis en place. Il apparaît également que le neurofeedback NeurOptimal® ait contribué à l’aider à prendre du recul face à certaines situations et à adoucir ses relations avec son frère et sa sœur.

Merci à Alexandra et Gabriel, deux rayons de lumière!

Vous pouvez également retrouver Alexandra Reynaud sur son blog: les tribulations d’une Aspégirl